1. Comment expliquer aux pays emmergeants qu'ils ne devraient pas devenir aussi riche et pollueur que nous, sachant qu'on les exploitent déjà et qu'ils ne revent que d'une chose, c'est de sortir de leur misère. En gros, nous on s'est en graissé, on voit que c'est pas la bonne chose, alors ne le faites pas. Mais c'est cool si vous continuer à assembler nos ordinateurs et nos chaussures.
  2. On ne sait pas aujourd'hui appliquer le principe de la décroissance (moins de consommation) sans augmenter le chomage et la précarité (diminution de la consommation = crise économique)
  3. On peut faire de petit geste pour s'acheter de bonnes consciences, comme repousser l'achat de sa voiture, s'incrire aux AMAP ou manger Bio, mais en l'absence d'une politique structurelle en la matière, ca ne servira à rien.

En un sens, le souhait d'obama de développer les énergies renouvellables aura des impacts directs sur l'emplois (local et non délocalisable), la dépendances énergétiques (mieux vaut investir aujourd'hui dans mon pays que laisser l'argent partir demain dans les pays producteur de pétrole) et peut etre les emissions de CO2. Pareil, une incitation à l''achat de voiture moins poluante va aussi dans la bonne direction. On pourra imaginer un système de taxation progressive des produits pétroliers pour nous en faire sortir, malheureusement on ne sait pas non plus imaginer des solutions alternatives sans recourir au nucléaire (les énergies renouvelables n'ont pas un rendement suffisant pour espérer, par exemple, mettre suffisament d'éloliène pour compenser la demande en électricité si tout le monde achete une voiture électrique)

Mais le fait est qu'aujourd'hui on ne sait pas imaginer un monde ou les promesses de la "croissance" seraient remplacée par autre chose. Si tout le monde court après aujourd'hui cette "croissance", c'est qu'elle est synonyme d'emploi pour les employés, de création de valeur pour les actionnaires et les investisseurs, de nouvelles activités pour les entrepreneurs, de richesses pour les banquiers et les spéculateurs, et enfin, de meilleurs élections pour les politiques. Que la décroissance soit ou non nécessaire à terme est une question indépendante. Le fait est qu'aujourd'hui pas un expert n'est capable d'allier tous les aspects de la réalité et construire une solution où tout le monde y trouve son compte. Car tant qu'on ne l'aura pas trouver, il y en aura toujours un pour ne pas suivre le cortège et tirer la couverture dans son coin.

On est réduit à courir toujours plus en avant. Au final, cette société de consommation nous a affranchi de contraintes réels (selon un récent article du monde, très peu de centenaire d'aujourd'hui ne souhaiteraient revenir il y a 50 ans). On peut lui reprocher de surexploiter la terre, mais cette même société a permis de sortir des travaux aux champs, de travailler dans de beaux bureaux climatisés sur des projets très intéressants, et d'avoir son propre chez soit, son propre appartement. En un sens, elle a permi l'emancipation de la femme (elle ne reste plus à la maison à faire le linge, ni est marié de force) car elle peut être libre, rester célibataire et même élever ses enfants seule.

Peut etre le destin de l'homme est-il de vivre et de mourir de manière fulgurante, et pas de manière durable et monotone[1].

Notes

[1] je sais plus de qui est la citation originale